lundi 30 juin 2008

Gay Pride

Bonjour bonjour !

Me voila de retour ! Vous le savez sans doute, San Francisco est la capitale mondiale de la Gay Culture, et la Gay Pride qui se tient chaque année le dernier we de juin en est un événement marquant. Et vous l'avez peut être remarqué : le dernier we de juin, c'était hier ! Même si les eaux de Monterey sont assez loin aujourd'hui, je vous invite à une petite plongée dans cet univers ... délirant !

Tout d'abord, le défilé : un peu comme le corso à Bayonne, mais en plus grand et plus hétéroclite:




Ensuite, comme à Bayonne toujours, animation de folie dans les rues : concerts, stands, de tout et n'importe quoi ! De la chorale des Gays de San Francisco à la banque locale qui fait sa pub, en passant par des associations d'aide à l'intégration, de sensibilisation, ...

Vous voulez la preuve que c'est comme a Bayonne ? Voila !


Définitivement, il est absolument rigoureusement impossible de faire la différence entre la Californie et le Pays Basque.

Deux remarques un peu plus sérieuses pour finir : d'abord, comme toujours aux US, le droit à la liberté d'expression est roi et même pendant la Gay Pride les pro-religion anti-Gay cherchent a se faire entendre :


Et il se trouve que cette année ce festival se déroule à un moment important de la Gay culture : le mariage Gay est désormais légal en Californie depuis quelques semaines, mais est menacé par un recours déposé devant la cours suprême. Affaire à suivre.

Et puis tant qu'on est dans la série "politique", sachez que je suis tombé samedi sur un article de journal un peu dans la veine de celui qui parlait de "Code Pink" à Berkeley (souvenez vous, c'est ici). Je ne rentre pas dans le détail, c'est juste pour vous mettre l'eau à la bouche, mais ca fera l'objet du prochain post, promis dans la semaine !

Bises à tous,
Rodolphe

dimanche 25 mai 2008

Plouf plouf plouf

Bonjour a tous,

L'exploration de la Californie se poursuit, avec cette fois-ci une étude approfondie des profondeurs marines. Votre fidèle reporter, aidé pour l'occasion par une océanologue de renom, a bravé toutes les peurs pour vous ramener des images d'une autre dimension. Et tout cela au large de Monterey, comme nous l'explique Mélanie :

On commence par une étude de la gelée en phase aqueuse : figurez vous que ça peut être joli, voire même gracieux. La variété a l'abricot donne d'excellents résultats :


L'alliance mures-choux est logiquement plus petite, mais pas moins surprenante :


Attention derrière ! Le moindre instant d'inattention peut être fatal : le Kraken géant des abysses est a l'affût de la moindre proie - vous.


Et si vous croyez vous en être tirés, détrompez vous ! Les squales rodent aux alentours...



Mais n'écoutant que mon courage, j'ai tenu a plonger pour vous rapporter un brin de ciel de mer. Des frissons me parcourent encore l'échine quand je repense au contact mi-gluant mi-rugueux de la Bête :


Aux mêmes profondeurs se tapissent des ailes flottant comme par magie entre deux eaux. Gare aux épines toutefois !


En parlant d'épines : au détour d'un récif, j'ai fait connaissance avec une espèce tout a fait attachante, aussitôt rebaptisée par mes soins "hérisson de mer", vous allez vite comprendre pourquoi ;-)


On a aussi vu des bestioles a poils et a plumes, d'abord une sorte de gros canard noir et blanc :


et ensuite "l'unijambiste" :


Et enfin, après tant de faune, un peu de flore pour conclure :



Voila voila, a très vite pour de nouvelles aventures, muxus humides (et encore un peu salés) a tout le monde !

ROdolphe

lundi 19 mai 2008

Road Trip

Hello hello !

Ce we, j'ai profité du passage de Pierre-Brice en Californie pour squatter un trajet San Francisco-Los Angeles par la cote. C'est la Highway numero 1 qui se charge de cette plaisante besogne - plaisante car les paysages sont magnifiques tout le long de la route. Qui plus est, les possibilités de pauses-visites (ou pauses-déjeuner) (ou les deux !) sont légion. Je vous embarque donc pour une petite revue d'effectifs, en images.

Voila, la Highway 1, c'est ca.



Traversée de gué lors d'une petite pause a Santa Cruz.

Samedi soir, escale a Morro Bay, qui tire son nom d'un "petit" rocher logiquement appelé Morro Rock.


Dimanche matin, lever aux aurores (enfin tout est relatif : pour moi tout ce qui est avant 15h du matin un Dimanche est considéré comme appartenant aux aurores ;-) pour aller visiter le Hearst Castle. William Randolf Hearst, milliardaire de son état, a fait construire en 1930 et des brouettes une bâtisse complètement extravagante sur les collines le long de la cote. Grand amateur d'art, la "maison" est peuplée du sculptures, tableaux, tapisseries, et vieilles pierres ramenées du monde entier. L'ensemble intérieur est finalement d'assez mauvais goût, tant c'est surchargé et disparate, mais l'architecture du château est magnifique.

La façade...

...et la vue depuis la terrasse.

La piscine extérieure. Perso ça reste mon coup de cœur.

La salle a manger, permettant d'accueillir quelques convives...

et puis aussi une piscine intérieure, au cas ou il pleuve. Pour ceux qui ont eu la joie de jouer a Tomb Raider dans leur jeunesse, ben, c'est exactement ça !

Le château et la propriété ont été donnés a l'état de Californie après la mort de William, et, vous l'avez devine, c'est aujourd'hui un musée.

On reprend la route en fin de matinée, petite pause déjeuner sur le port San Luis, ma foi fort sympathique...


...pour arriver en fin d'après midi a Santa Barbara, ville aux forts accents hispano-mexicaines (la frontière n'est vraiment plus très loin). Le palais de justice en est d'ailleurs un parfait exemple :


et, clin d'œil aux hispanophones de la salle, voila ce qu'on y trouve écrit sur une tapisserie :

Moi j'aime bien ;-)

On termine par une arrivée a LA, qui m'a permis de me rendre compte de l'immensité de la bestiole. Il va falloir y revenir, avec du temps (et une bonne voiture !) pour en explorer tous les morceaux... En attendant, petit coup d'avion, de BART, puis de vélo pour rentrer chez moi. Il est 1h16 du matin, je finis ces quelques lignes en vitesse, et vous souhaite a tous une excellente semaine !

Allez, le mot de la fin est pour les cinéphiles :


A vos "classiques" !

Rodolphe


dimanche 27 avril 2008

Sequoia Nat'l Park

Bonjour tout le monde,

Comme promis, le récit de la semaine sera dédié à une aventure hors du commun. Et comme j'ai beaucoup parlé la semaine dernière, ce coup-ci la part belle sera faite aux images. Alors en intro, sachez que mes parents sont de passage pour quelques temps. Pour le we, il s'agissait de frapper un grand coup : nous sommes donc partis pour le ... Sequoia National Park, vous avez deviné ! Le nom du parc est tiré de celui d'un petit arbrisseau qui se plaît énormément entre 1500 et 2000 m d'altitude. Comme c'est également le cas des montagnes, on les trouve naturellement ensemble, ce qui rend les paysages encore plus jolis.

Dans la foret ci-dessus, vous distinguez globalement deux types d'arbres : des conifères "classiques", et des espèces de grosses bouboules vertes qui dépassent leur voisins d'une bonne tête. Voila, un Séquoia, c'est ça. Vu d'un peu plus près, ça ressemble à ça :


Et d'encore plus près, à ceci :


Bon en même temps vu comme ça c'est pas forcement évident de se faire une idée de la taille. Et vu que c'est quand même une des choses les plus incroyables avec ces géants, voila de quoi stimuler votre imagination :

Perso, je me suis trouve un petit coin abrité pour passer la nuit :


Ah oui, il faut que je vous présente quelqu'un. Il s'agit du vénérable Général Sherman, qui serait "le plus gros être vivant de la Terre". J'avoue ne pas avoir vérifié, mais je suis tout à fait disposé à le croire. Quelques chiffres pour vous convaincre : 11 m de diamètre, 86 et des broutilles de haut, et un poids avoisinant les 1250 tonnes (il serait grand temps de se mettre au régime !). Le monsieur est né entre 2300 et 2700 ans avant nous, ce qui fait qu'il a du voir un paquet de générations de petits humains venir lui casser les pieds (aujourd'hui au sens figuré seulement, vu qu'il est considéré comme un véritable trésor national, et donc ultra-protégé !). Le haut de l'arbre est mort, et il ne grandit plus ; par contre il continue à grossir, gourmant qu'il est. Le voici vu de loin :

et de plus près [échelle : 1 (grand) humain = 1,83 m] :



Alors, juste au cas ou, sachez qu'il n'apparaissent pas d'un coup comme ça. La graine de Séquoia est même minuscule (un peu comme un flocon d'avoine) ! Les gentils Rangers vous proposent d'en rapporter chez vous pour les faire pousser :

(vu comme ça, ça ne prend pas trop de place dans le salon)

Si vous êtes chanceux et soigneux, vous pouvez espérer obtenir ceci dans votre jardin dès la première année :

Qu'il est meuuugnon ! Méfiance tout de même, petit Séquoia deviendra grand ! En voila un autre encore ado :


Mais le jeune arbre ne suffit pas à cacher la foret, et l'arrière-plan est la pour vous rappeler qu'il vaut mieux avoir un grand jardin avant de se lancer dans l'aventure ;-)

Rassurez vous, on a aussi vu autre chose que des plantes :




Ah oui, avant d'oublier : ce parc naturel, comme bien d'autres aux US, regorge d'espèces animales très affectueuses : ours, serpents à sonnettes, cougars, lynx, ... On n'en a croisé aucune, je suis très déçu. Je suis certain que les plantigrades, et encore plus les gros félins, tout comme les chats, adorent qu'on leur gratouille la nuque. Pfff...

Vala vala ! Conclusion : c'était vraiment super chouette ! Et dire qu'il y a encore plein d'autre parcs nationaux à portée de main ! Ca va faire plein d'autres super week-ends ! Youpi !

Bonne semaine à tous,
ROdolphe

P.S: Cette histoire de plantigrade me rappelle une charade. Spéciale dédicace à D. Favennec et toute la classe de PCSI1.

Mon premier est la longue canne à pêche d'un moine tibétain qui n'aime pas l'eau.
Mon second est un plantigrade entouré d'oiseaux.
Mon tout est ce que l'on dit lorsqu'on boit du bon cidre au Faubourg St Denis.

Alors, on trouve ?

jeudi 24 avril 2008

Morgan Territory

Hello !

Me voici (enfin...) de retour pour de nouvelles aventures ! Hum hum... C'est à dire que, pour tout vous dire, toute la question du bloggueur que je suis, c'est de réussir à faire de mes week-ends, aussi inintéressants qu'ils soient, des récits épiques qui traverseront les générations et les continents. Tout un programme. Des fois, la pression est tellement forte que mes petits doigts, paralysés par la peur (peur de décevoir, peur d'échouer même, parfois !) refusent de s'activer sur le clavier et alors vous n'avez rien à lire, ou bien à l'inverse sont pris d'une crise d'hystérie et ca donne à peu près ça :
"Schlounk !

Afek itop sijiz potopo?

Uk gatar opolo mak petepete, gator hewui' bidux bidux.
Jactfe runumu xiatre kinarmi ;-) Retuv saglae zigngi, kitop ser
petuvia, ew minkuura zibilitch.
Ughi kvalavan nourg Zoug uba treklm.

Suxum,

Rhoo"

Personnellement je n'ai pas encore réussi à décrypter cette langue, mais la structure laisse clairement apparaître une organisation syntaxique élaborée. Si vous avez des propositions de traduction, voire une table de traduction, je suis preneur. Le top du top, ce serait carrément un logiciel de traduction, mais je ne veux pas vous mettre la pression non plus... (on sait maintenant à quoi ça mène...).

Bref, je m'égare. Donc, le week-end dernier, nous sommes allés avec mes colocs et des amis à eux rendre une petite visite à Morgan. Enfin, on n'a pas exactement été voir Morgan, on s'est contente de visiter ses terres. Qu'elle a plutôt jolies, d'ailleurs.

On a croisé quelques unes de ses filles, magnifiques elles aussi :



On a même rencontré l'incroyable homme au visage bleu, qui se montre presque exclusivement à l'heure de la sieste :


Et pour finir, vent de face aidant (tiens finalement, la Californie, c'est un peu comme le Danemark en fait), j'ai pu m'essayer à l'auto-lancer+rattrapage du frisbee.


Au prochain épisode, je vous raconterai une épopée familiale, se déroulant aux milieu du sanctuaire d'êtres millénaires. Rien que ça.

Tcho !
ROdolphe